La gauche critique la déduction fiscale pour les emprunts immobiliers en cours. Dans les arguments avancés il y a du bon et du ridicule. La bonne critique c'est de pointer le risque de montée des prix. Le ridicule c'est de dire que c'est un cadeau aux propriétaires. C'est justement un moyen de devenir propriétaire. L'accès au patrimoine n'est plus une idée de gauche? Etrange ! Peut-être que la gauche veut aider les pauvres tout en s'assurant qu'ils le restent, idéologie oblige...
Si je ne m'en sors pas, que personne ne s'en sorte! C'est humain, tout simplement humain.
Ajout du 25 août:
Je lis dans le journal que N. Sarkozy veut "une France de propriétaires". Que l'on fasse une petite étude sur la proportion de propriétaires votant à droite et qu'on la comparate à la proportion de locataires votant à droite et vous comprendrez l'habileté de cet homme politique. Que restera-t-il à la gauche maintenant que Jack Lang et Eric Besson sont partis...? mdr
La mondialisation explique la baisse ou le gel des salaires, concurrence oblige, mais elle explique aussi les revenus faramineux des PDG : plus de responsabilités que par le passé, échelle internationale et non plus nationale, plus de capitaux, bénéfices parfois supérieurs au PIB de puissances moyennes... Bref tout est bon pour justifier des écarts de richesses qui vont en s'accroissant.
La ghettoïsation des riches, la mise en place de services privés de sécurité ressemblant de plus en plus à des milices, une logique de répartition des richesses mise à mal... jusqu'au jour où ça va péter! Je ne pense pas que cela sera pour tout de suite mais tout doucement on s'y dirige.
L'exonération de l'héritage, il y en aurait des choses à dire sur ce sujet!
M. Sarkozy nous dit que quand on a travaillé toute sa vie c'est pour que ses enfants partent d'un peu plus haut. Cela ne nuirait pas à l'égalité des chances. Aucune nuance dans les propos de celui qui ,depuis, est devenu notre président.
Mais dîtes-moi, en quoi le fait de payer 5, 10, 15% sur votre héritage ne vous permet pas de "partir d'un peu plus haut"? Et quelle est l'égalité des chances quand l'un part avec un capital nullement mérité tandis que l'autre ne peut compter que sur la rémunération de plus en plus injuste et limitée de son travail?
Il y a un équilibre à trouver entre les injustices causées par des solutions extrèmes. La spoliation et l'absence de répartition sont deux extrèmes, je regrette qu'on applique l'un de ces extrèmes.
Il est amusant (à moins que ce ne soit à gerber) de voir comme les enfants se voient déjà en possession des biens de leurs parents et comme ils s'inquiètent des dépenses toujours inutiles de ces derniers.
Oui l'argent est utile, oui il pourrit les gens! Non les socialistes ne peuvent s'exprimer de façon aussi légère sur les "profits". Ils sont censés rappeler à quel point la répartition est utile et à quel point l'argent n'est pas une fin en soit! Si la haine des patrons et de l'entreprise a été un excès des hommes de gauche (PC notamment) il ne faut pas plonger dans l'excès inverse. Tout n'est pas à jeter dans l'idéologie communiste!
"Il ne faut plus que l'Europe accrédite l'idée que la Russie est une démocratie", a déclaré au Monde M. Kasparov.
"l'un des problèmes à régler en priorité sera celui du fossé entre les riches et les pauvres, car les proportions actuelles sont inacceptables dans un Etat civilisé".
"Je suis nutritionniste et très attachée à l'éthique. Gourmande, je ne jette l'opprobre sur aucun aliment, fut-il gras, sucré ou pire. Mais quand on utilise la nutrition comme faire-valoir, sans aucune légitimité, j'explose ! Béatrice de REYNAL"
Allez donc visiter ce blog. Si vous êtes intéressés par la nutrition, la mal-bouffe... il vous apportera de nombreux renseignements!
Depuis que la présidentielle est derrière nous l'audience de mo blog est en chute libre. De plus de 300 visites quotidiennes je suis passé à une petite centaine. Et comme la critique de cinéma ce n'est pas mon truc, je ne suis pas prêt de faire remonter l'audimat LOL
31/05/07 : L'audience a fini par remonter... le record sera une nouvelle fois battu avec plus de 6000 visites.
Voici un commentaire laissé par un internaute sur lemonde.fr :
MiasteczkoBełz : Les soldats russes ont donné leur sang pour priver les estoniens de leur liberté, pour effacer la langue et la culture estonienne de la surface de la terre. La Russie a occupé l'Estonie avant que les nazis n'arrivent et sont revenus poursuivre leur oeuvre ensuite. Cette statue commémore un crime contre l'Estonie. Les russophones ont le même statut que les estoniens des qu'ils parlent l'estonien. Leur taux de chomage de 13% est largement inférieur à celui des francophones de nos banlieues.
La Russie de Poutine fait actuellement pression sur l'Estonie, pays membre de l'Union Européenne. Appel de députés à la Douma pour renverser le gouvernement estonien, attaques cybernétiques, interruption de liaisons ferroviaires, fermeture d'un pont frontalier, attaque par des jeunes pro-Poutine de l'Ambassade d'Estonie à Moscou... tout cela pour avoir déplacé la statue d'un soldat ayant certes combattu le nazisme mais ayant annexé le petit pays balte (avant de combattre le nazisme puisqu'à l'époque l'Allemagne nazie était une alliée de la Russie...).
Il faut que l'Europe et le gouvernement français condamnent les excès de cette Russie aussi étrange qu'inquiétante.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui n'a de diplomate que le nom, accuse l'Occident de se livrer à "une réécriture de l'histoire" en "encourageant des outrages contre notre mémoire sacrée". Il faudrait rétorquer à cet homme que le respect se doit d'être réciproque. Tant que la Russie niera le droit des autres peuples à une mémoire aussi sacrée pour eux que la mémoire russe ne l'est pour les Russes alors cette dernière ne méritera pas plus de respect que celui qu'on a habituellement pour un morpion venant nous gratter les parties.
Mon auteur favori étant Fédor Dostoïevski, je ne crains pas que l'on me traite d'anti-russe ou de quoi que ce soit dans le même style. La Russie a un génie particulier, qui me fascine, mais malheureusement beaucoup de démons aussi.
Aujourd'hui à Paris... deux policiers pour faire la circulation là où il n'y en avait qu'un, une barrière là où il n'y en avait pas, deux là où il y en avait une (véridique). Cérémonie à l'Arc de Triomphe, comme il y a 8 jours, avec plus de flics et de barrières que j'en ai jamais vus auparavant. Bizarrement, là où je voyais un président je n'en vois plus la moitié d'un.
Je me permets de vous donner à lire cet article de Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais, paru le 6 avril 2007 dans Libération.
C'est à peu de choses près le raisonnement que me tenait Hicham et avec lequel j'étais tout à fait d'accord. L'anti-sarkosisme a échoué car les socialistes n'ont pas voulu qu'il réussisse sans eux.
"La gauche mérite-t-elle vraiment d'être au second tour? Royal est déjà battue, seul Bayrou peut gagner face à Sarkozy, il faut donc voter pour lui."
"Gauche, que de bêtises proférées en ton nom! Je voudrais ici convaincre les électeurs concernés de ne pas laisser leurs votes dépendre de tant d'affirmations erronées. "Le troisième homme, c'est Le Pen", a dit François Hollande, contrairement à l'évidence. Ah, comme il aurait aimé que la candidature de François Bayrou fût de simple témoignage. Eh bien, c'est raté. Celui-ci n'est pas seulement d'ores et déjà le troisième homme, il court pour être parmi les deux finalistes à l'issue du premier tour et espère terminer en vainqueur après le second.
Dans cette hypothèse, à laquelle paradoxalement leurs commentaires donnent corps, les appareils installés de droite et de gauche soutiennent à l'unisson que François Bayrou n'aurait pas de majorité pour gouverner. Comme si la double existence de l'UMP et du PS était une donnée intangible de la République, comme si les partis jamais ne pouvaient s'étioler, se diviser voire disparaître faute de comprendre l'évolution du pays, comme si leurs responsables entendaient oublier que, fort de la confiance populaire, un président de la République venant d'être élu au suffrage universel peut, aux législatives qui suivent aussitôt, déplacer des lignes devenues anachroniques et fonder ainsi une nouvelle majorité.
François Bayrou est un homme de droite dit le PS, ce que l'UMP s'empresse de confirmer. La gauche officielle le repousse, la droite officielle entend l'assimiler. Proclamation ne vaut pas démonstration. On devrait sans doute juger sur pièces, projet par projet, pour savoir où chacun se situe exactement. Est-il de droite le seul candidat qui refuse la démagogie des promesses non financées, qui veut sortir l'Etat de l'impuissance à laquelle le condamnent un déficit et une dette devenus insupportables? Mais, à vrai dire, dans un système qui, d'une élection à l'autre tend à se répéter à l'identique (gauche, droite, gauche, droite) sans parvenir à résoudre un seul des grands problèmes du pays, la différence subversive de qui refuse de marcher à ce pas trop bien cadencé suffit à en faire la cible de tirs croisés. Le rrenvoyer par la force des mots dans l'un des deux camps constitués ("entre la gauche et la droite, il n'y a rien", dit François Hollande), c'est le faire disparaître dans sa singularité. Tel est bien, des deux côtés, le but recherché. Cependant, si seuls les candidats de l'UMP et du PS sont politiquement légitimes pour se disputer le second tour de l'élection présidentielle, qu'attend-on pour officialiser le régime des partis, dont on avait cru comprendre que la Constitution de 1958 entendait marquer la fin? Et à quoi sert le premier tour si les deux finalistes sont prédésignés?
François Bayrou aurait un autre défaut : sa présence empêcherait le déroulement d'un vrai débat, projet de société contre projet de société, gauche contre droite, entre qui veut punir les riches de l'être trop et qui veut outrageusement les favoriser. Belle contradiction dans les propos de ces deux prétendants, pour l'instant encore en tête des sondages, qui entendent tout à la fois en découdre et devenir d'un même souffle, à la seconde même de leur élection, président ou présidente de tous les Français. Croit-on le rassemblement possible quand la moitié du pays a préalablement écrasé l'autre, dans les vivats des vainqueurs et les pleurs des vaincus? Quand chaque alternance est vécue comme une revanche? Quand chaque victoire électorale sonne comme l'écho lointain et assez ridicule de quelque révolution ou restauration? SI la nation a vraiment envie d'être rassemblée (hypothèse aujourd'hui plausible), la voie la plus simple, la seule voie n'est-elle pas de lui proposer, dès avant l'élection, un projet en ce sens?
Je m'adresse tranquillement à mes amis de gauche, aux électeurs de gauche : acceptez le principe de réalité. Lionel Jospin craint que le vote Bayrou n'empêche la gauche officielle d'être présente au second tour. Encore faudrait-il qu'elle mérite de l'être. Ne nous trompons pas de vocabulaire : François Bayrou n'est pas l'adversaire de Ségolène Royal mais son concurrent. Le premier tour de l'élection présidentielle sera à cet égard une vraie primaire : ces deux candidats ont chacun qualités et défauts, forces et faiblesses.
La seule question qui vaille est : lequel peut l'emporter face à Nicolas Sarkozy? Je pense que Ségolène Royal, victime des divisions internes de la gauche et du PS, privée des forces disparues de la social-démocratie, dans l'incapacité d'incarne un vrai projet de gouvernement, est déjà battue avant même l'entrée du dernier virage. Je pense que François Bayroy, au réformisme sérieux et cohérent, peut gagner dans la dernière ligne droite. Je vote donc François Bayrou."
La gauche perd quand ses acteurs traditionnels ne veulent pas s'effacer aux profits de mouvements ayant davantage le vent en poupe. Prenez le PC, jamais il ne se serait effacé au profit d'un candidat unissant la gauche de la gauche. C'est d'une grande naïveté que d'y croire. De la même manière le PS ne pouvait s'effacer et laisser place à Bayrou, même mieux placé. Le résultat de Mme Royal est d'autant plus médiocre qu'il bénéficie du TSS (Tout Sauf Sarkozy), le vote d'adhésion ayant été très faible. Le scénario de cette présidentielle aura été celui d'une tragédie antique. Tous les éléments étaient présents dès le début de la pièce et rien n'a pu empêcher le fonctionnement de la terrible mécanique. Nous avons été de petits personnages incapables de changer le cours des choses.
Le Monde, qui a contribué à ce qu'on ait cette finale gauche-droite perdue d'avance pour la gauche, peut tomber à bras raccourcis sur Sarko : "Liberté-Egalité-Schtroumpf 1er"
Je pense vraiment que Nicolas Sarkozy va s'éloigner des idées mises en avant pendant la campagne pour séduire les électeurs du FN? Comment vont réagir les électeurs du FN? Sous l'impulsion de Marine le parti d'extrème droite s'est "adouci" se rapprochant ainsi de la droite traditionnelle. Cette tendance va-t-elle se poursuivre? Le FN va-t-il durcir son discours? Le FN est à la croisée des chemins, nouveau leader, nouvelle époque, rebond possible ou déclin inéluctable?
Les résultats sont tombés, Nicolas Sarkozy est élu président de la République avec une marge confortable lors d'un scrutin où la participation a été massive. Aucune contestation possible.
Ce matin j'ai pris le train de bonne heure, direction Mantes-la-Jolie, ma ville natale. Je suis monté à pied à Limay pour voter... Ségolène Royal. Je suis redescendu à Mantes et suis resté à la section socialiste jusqu'à 20h. L'ambiance n'était pas festive mais on essayait de se motiver comme on pouvait, la boîte de bonbons Haribo en a fait les frais. Dès 17h30 on a eu les résultats. Fin de la partie. J'ai repris le train, direction Paris. J'ai passé la soirée parmi les vainqueurs, Place de la Concorde, c'est chez moi, j'avais bien l'intention que ça le reste ! A moi tout seul j'avais presque autant d'autocollants MJS que tous les autres de banderoles pro-Sarko. Tous étaient bien étonnés de me voir là mais l'accueil que l'on m'a réservé a été très bon. J'ai parlé avec plein de gens ( des filles surtout!) J'ai essayé de donner une bonne image, meilleure en tout cas que certains parmi les vainqueurs. J'étais à une cinquantaine de mètres de SArko lors de son discours. Un bon discours, rassembleur et pacifique... J'étais plus écoeuré par les artistes qui étaient présents... beuh! et ses futurs ministres, au premier rang desquels Fillon, que je ne peux pas voir GRRR!
Il n'y a plus qu'à espérer qu'il fera un bon président, moins mauvais qu'on peut le craindre lol. Je ne crois pas que ce soit un fasciste ou je ne sais quoi d'autre. C'est un libéral qui a surfé sur le discours de l'extrème-droite pour faire au FN ce que Mitterrand a fait au PC.
Excusez-moi, madame, monsieur, désolé, pardon, vous n'auriez pas vu un programme traîner par là? non? pourtant je suis sûr de l'avoir laissé traîner dans le coin! Vous êtes sûrs? Mince alors!
Depuis quelques semaines, pas moyen de mettre la main sur ces foutus programmes. Ils étaient bien au point pourtant, calibrés, chiffrés et tout et tout, je vous assure! Et puis PSCHIT! Evaporés! Disparus! Ils ont fait l'objet de toutes les analyses, de toutes les critiques, ont été revus en tenant compte des sus-dites critiques, revus et re-revus, un coup à gauche, puis barre à droite, puis rectification, cap à gauche, virage à droite, de nombreux points importants ont été supprimés, remplacés par d'autres points tout aussi importants; qui sait réellement aujourd'hui ce que pense N. Sarkozy de la proportionnelle, du droit de vote des étrangers aux élections locales... qui sait où se situe de seuil des riches pour la candidate de gauche, 4000€, pas 4000€...4250€, 4350€... qui va vraiment avoir à payer plus d'impôts...?
Par contre on sait que Royal-Bayrou c'est un remix de la IVe République, que Sarkozy n'est pas le Général de Gaulle...
Eux qui veulent être proches du peuple, qu'ils parlent franchement, allez-y ne vous gênez pas! Dîtes-le! "J'vais t'niquer ta mère, salope!" ou "Le fait d'avoir des cornes ça te permet au moins de gagner quelques centimètres, comme quoi t'as pas tout perdu!"
Insultez-vous, ne vous gênez pas! Peut-être même qu'ils en viendront aux mains pendant le débat, imaginez Sarko donnant un coup de tête à Ségolène, tel Zidane, et blesser la malheureuse au tibia.
Du sang! Du sang! Du sang!
Avec un peu de chance les deux s'étripent et mon candidat, éliminé aux portes de la finale, se retrouve élu.
Heureusement qu'il y a ce débat, ce soir. Sinon on pourrait croire qu'il est interdit de discuter sur le fond des sujets. Je ne vais pas être déçu... d'autant plus que je n'ai pas la TV!
Un mouvement imaginaire faute de moyens pour le concrétiser.
J'imagine un petit groupe de personnes ultra-motivées pour organiser des soirées débat et pinard, capable de mettre sur pied un programme ayant plus de contenu que ceux de tous les autres candidats stars des médias.