Je lis dans Libération un article intitulé "Ces trente ans de détention n'ont servi à rien". Il y est question du pédophile récidiviste Francis Evrard et d'un entretien qu'a eu M6 avec lui en 2000. Dans cet entretien il révèle qu'il pense encore aux enfants et que le passage à l'acte est une "pulsion". De plus il invoque un viol qu'il aurait subi durant sa jeunesse pour réduire sa responsabilité. On apprend qu'en 25 années de prison il n'a été suivi par un psychiatre que pendant 9 mois.
En fin d'article la conclusion de la magistrate:
«Ces trente ans de détention n’ont servi à rien, sinon à le mettre de côté. Tout est à faire.»
Ce n'était peut-être pas inutile de le mettre de côté... cela fait 30 années sans victimes! Et des vies qui n'auront pas été gachées!
Certes, il est nécessaire de faire suivre ces malades par un psy mais quand va-t-on arrêter d'invoquer la psychologie dans le but de remettre des criminels en liberté?
Perso je suis favorable aux hopitaux fermés proposés par N. Sarkozy. On laisse trop souvent en liberté des individus jugés irresponsables ou des récidivistes. On ne peut pas traiter ce sujet de façon toujours théorique et faire passer éternellement la "seconde chance" avant la sécurité des citoyens et notamment des plus vulnérables.
Ex.: un voleur pénètre chez vous, vous lui tirez dessus et le blessez ou le tuez. Vous allez en prison pour très longtemps car vous êtes un criminel conscient de ses actes. Vous violez un enfant, on vous reconnaît irresponsable, on vous laisse en liberté avec plus ou moins l'obligation d'aller parler à un psy chaque semaine...
Même jugé irresponsable un individu dangereux doit être maintenu durablement à l'écart de la population. L'hôpital fermé est une solution. Quant au "double enfermement" cher à certain (l'idée qu'on ne doit pas enfermer un malade) c'est une idée dangereuse. Il ne faut pas se concentrer sur l'idée de culpabilité mais sur la dangerosité d'un individu.
Un fou, bien que non coupable puisqu'irresponsable, a causé la mort de quelqu'un, il doit être soigné ET mis à l'écart.
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