La presse ne fait pas l'unanimité dans cette campagne, comme cela avait déjà été le cas au moment du référendum. Ce qui est impardonnable c'est la malhonnêteté intellectuelle. Sous couvert d'objectivité annoncée tambour battant les journaux font passer leurs idées (celles des journalistes ou des propriétaires du journal) de façon insidieuse et avec un cynisme complet.
Je me plains des sondages auxquels on peut participer sur lefigaro.fr. Les résultats sont toujours présentés différemment de la question initiale.
Aujourd'hui la question est :
Comprenez-vous l'attitude de François Bayrou ?
et les résultats sont annoncés avec quelque complément :
Le leader centriste refuse de donner une consigne de vote pour le second tour de l’élection présidentielle mais accepte de débattre avec Ségolène Royal. Comprenez-vous sa démarche ?
Ce n'est plus une simple question mais un argumentaire anti-Bayrou. On montre du doigt une contradiction ou plutôt une contradiction supposée et on place la question juste derrière dont la réponse devient, alors, évidente.
C'est un peu la méthode Sarko. Quand il s'adresse à un journaliste ou à un adversaire il demande toujours à celui-ci s'il veut le pire, s'il veut ce que nous rejetons tous. Le public pense alors in peto "Oh non alors" et gobe ce que le petit (et ce n'est rien de le dire) Sarko veut bien nous dire.
Un vrai spectacle de marionnette ! |