Samedi 3 novembre, le président Pervez Musharraf a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire pakistanais et suspendu la Constitution. La situation dans le pays est des plus préoccupantes.Insurrection islamiste, vague d'attentats suicide et désordre politique sont les ingrédients explosifs qui composent la cuisine pakistanaise.
Alors que son autorité est affaiblie et que la validité de sa réélection est étudiée par la Cour suprême, le président Musharraf décrète un état d'urgence qui devrait mener à l'ajournement des élections législatives prévues en janvier. Ce décret démet de leur fonction les membre de la Cour qui s'opposaient à lui.
Des forces de sécurité auraient été déployées à l'intérieur des bâtiments de la radio-télévision d'Etat. Les liaisons téléphoniques ont été coupées dans la capitale, et les retransmissions des télévisions privées interrompues dans plusieurs villes du pays.
Alors que le président pakistanais évoque de "graves conflits internes" et s'en prend aux tribunaux coupables d' "insulter les fonctionnaires", les Etats-Unis déplorent cette décision et les réactions internationales se succèdent.
Rappelons que le Pakistan possède l'arme nucléaire et rencontre des difficultés persistantes concernant l'instauration d'un système démocratique.
Espérons que le pays ne va pas sombrer dans l'anarchie et qu'une transition vers un système plus respectueux des citoyens pakistanais pourra se mettre en place. |